Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Une semaine avec Bergman # 8 – L’heure du bilan

À Lyon, le 20 octobre 2013,

Cher Ingmar,

Je t’écris une deuxième et dernière lettre, pour te dire adieu. Après cette semaine de festival passée en ta compagnie, je crois qu’un petit bilan s’impose.

Je vais être honnête, Ingmar. Les moments que nous avons passé ensemble n’ont pas toujours été très… simples.

Oh, rassure toi, cela n’a pas été foncièrement désagréable. Mais disons que nos prises de têtes successives n’ont pas rendu notre rencontre facile.

Pourtant, je te connaissais déjà un peu. J’avais vu, avant ce festival, quatre de tes films (Le 7ème sceau, Sonate d’automne, Scènes de la vie conjugale et Les Fraises sauvages). Quatre films que j’avais apprécié et qui m’avait donné envie de te connaître davantage.

Mais les autres aspects de ta personnalité que j’ai découvert lors de ce festival (via La Source, Jeux d’été, Fanny & Alexandre et La Prison ) ne m’ont pas enchanté. Pire encore, ces film (à l’exception du 7ème sceau que j’ai aimé mais que j’avais déjà vu donc), m’ont quelque peu déçu, et même pris la tête pour certains.

Non Ingmar, tout n'est pas fini entre nous malgré nos disputes pendant ce festival

Non Ingmar, tout n’est pas fini entre nous malgré nos disputes pendant ce festival

 

Je me suis posé beaucoup de questions, Ingmar. Pourquoi donc, n’ai-je pu apprécier tes films ? Est-ce que j’avais changé ? Serais-je devenu plus « bête » ?

Tu le vois, tu m’as fait douter et je me suis remis en question.

Alors certes, notre dernier échange (Le 7ème sceau) a été, pour le coup, plus agréable. Mais ce fut le seul véritablement plaisant pendant toute une semaine !

Finalement, le bilan est assez simple à faire : j’aimais quatre de tes films et j’en avais déduit que je pourrai apprécier les autres et donc l’ensemble de ton cinéma. Je me trompais. Et je suis bien obligé d’admettre que ce n’est pas le cas.

Or, cela me pèse de le reconnaître car, entre nous, j’étais assez fier de pouvoir dire, sincèrement en plus : « Bergman ? Ah oui, je connais et j’aime bien ! ». Mais après ce festival, je vais devoir nuancer…

Non, le plus juste, pour le moment, serait de dire : « Bergman ? Hum, c’est compliqué… J’aime certains de ses films, mais d’autres me laissent perplexe, voire m’énervent ! ».

Voilà, espérons que je sois tout simplement « mal tombé » pendant ce festival et que, pour tous tes autres long métrages que je ne connais pas encore, l’espoir demeure.

Monika, Persona, Cris et chuchotements, Crise, Musique dans les ténèbres, Les Communicants, Sourires d’une nuit d’été, etc. Autant de films qui me sont inconnus et qui, je l’espère, me plairont !

En définitive mon cher Ingmar, je crois qu’avec toi, il faut être patient. Prendre le temps de te connaître, revoir tes films même quand on ne l’a pas trop aiméla première fois, persévérer dans l’étude de ton cinéma et la connaissance de ton œuvre. Voilà les clés pour vraiment t’apprécier.

Oui, voilà, il nous faut du temps.

Allez cher Ingmar, sur cette note optimiste je te laisse… jusqu’à notre prochaine rencontre.

Victor Vaissade

 

 

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Cette entrée a été publiée le octobre 20, 2013 par dans My Festival, Personnalités, et est taguée , , , , .
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