Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Le marathon Monty Python

Alexandre Astier présente la Nuit Monty Python (crédits photo : Nicolas Dormont - www.dnicolas.fr)

Alexandre Astier présente la Nuit Monty Python (crédits photo : Nicolas Dormont – http://www.dnicolas.fr)

A l’entrée, la consigne remplie de thermos illicites montre le ton. Dedans, les festivaliers les plus organisés serrent contre eux leurs sacs de couchages et autres matelas de camping le temps de trouver une place dans la Halle Tony Garnier déjà pleine. La nuit promet d’être longue, il va falloir s’accrocher.

Au programme, quatre pépites du cinéma comique anglais : And now something completely differentSacré GraalLa vie de Brian et Le Sens de la Vie, le tout entrecoupé de bonus délirants. Au total, près de 10 heures de cinéma et de franche rigolade.

Qui de mieux qu’Alexandre Astier, le magicien de Kaamelot pour présenter cette Nuit Monty Python ? Celui qui a rendu à l’humour chevaleresque ses lettres de noblesses n’a, à la grande déception de tous, pas traversé la scène sur un destrier mais bien sur une paire de béquilles. Eclopé, mais pas moins drôle, Astier propose une introduction à la nuit en 10 points, en Anglais s’il vous plaît. Sifflotement, applaudissement poli à la British, huée des quelques faibles qui ont prévu de piquer un somme derrière l’écran à un moment de la nuit et bien entendu, hommage à ceux qu’il décrit comme les auteurs « des gags les plus débiles et hilarants jamais passés à la télévision ». L’ambiance monte vite et c’est sous les applaudissements, les cris et le bruit sourds des pieds frappés sur le sol qu’Alexandre Astier quitte la scène, dans une dernière « Disable Silly Walk » (comprendre marche futile handicapée).

Alexandre Astier à la Halle Tony Garnier (crédits photo : Nicolas Dormont - www.dnicolas.fr)

Alexandre Astier à la Halle Tony Garnier (crédits photo : Nicolas Dormont – http://www.dnicolas.fr)

C’est parti. Après un petit épisode de Kaamelot, on entre dans le vif du sujet. L’angoisse de ne pas pouvoir tenir le coup toute la nuit (mais la raison reprendra vite le dessus) disparaît dès les premiers éclats de rire, synchrones avec 4500 personnes, ce n’est pas rien. On sent qu’on est dans un lieu de culte, que la plupart des spectateurs sont des fidèles de Monty Python. Certains rient avant les gags, d’autres chantonnent par dessus le film, certains, même, récitent les répliques en même temps que les acteurs. S’enchaînent les gags absurdes, puis vient la première pause : « vingt minutes d’entracte, et après, on vous avait promis des surprises, comme c’est Sacré Graal, on vous propose les bandes annonces du film. »

Mouvement de foule, la buvette est prise d’assaut, les machines à café tournent à plein régime, hors de question de rater ne serait-ce qu’une seconde de ce film culte qu’est Sacré Graal. A l’espace fumeur, la densité est telle qu’il faut faire la queue pour y pénétrer. Un sandwich, une bière, un café et une cigarette plus tard, on retourne s’installer sur les fauteuils (inconfortables) pour Sacré Graal.

NI !

Là encore l’osmose dans la salle est totale. Les rires fusent déjà pendant les bandes annonces : comment faire le bruit du cheval avec une noix de coco et chanson des chevaliers de Camelot version lego. Mais c’est pendant le film que le sommet est atteint. A la scène des chevaliers qui disent « NI ! », tous les spectateurs se prennent au jeu de crier ce son légendaire qui fait se plier les voyageurs intrépides.

2ème pause, premières fuites, l’une de nos reporter PMF bat en retraite. La fatigue commence à se faire sentir. Il est une heure du matin et déjà, quelques spectateurs gagnent l’arrière de l’écran pour se reposer un peu. Deuxième café, double pour certains, deuxième cigarette, puis retour en place pour La Vie de Brian.

« Always look on the bright side of life »

Pour cette réinterprétation de la vie de Jésus, la salle, bien que parfois emmitouflée dans des sacs de couchage ou allongée tant bien que mal sur plusieurs fauteuil, ne cache toujours pas son plaisir. Les rires se font peut-être moins francs mais ils sont toujours présents et toujours aussi impressionnants à plusieurs milliers. Mais c’est là où l’énergie de nos reporters, épuisés par une semaine de festival, de cinéma et de rencontres (alcoolisées) se fait sentir.

On sifflote gaiement le refrain de la chanson des crucifiés « Always look on the bright side of life » qui conclue le film et c’est avec regrets que l’on quitte la salle.

Reste Le Sens de la Vie. Au moment où nous quittons la salle, les trois quarts du public sont encore là, le petit déjeuner attend déjà sous les tables devant la buvette, la soirée commence à toucher à sa fin, malheureusement, notre courage n’aura pas tenu.

Caroline Debray

Alexandre Astier à la Halle Tony Garnier (crédits photo : Nicolas Dormont - www.dnicolas.fr)

Alexandre Astier à la Halle Tony Garnier (crédits photo : Nicolas Dormont – http://www.dnicolas.fr)

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Cette entrée a été publiée le octobre 20, 2013 par dans My Festival, Séances, et est taguée , , , .
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