Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

La sortie de l’usine Lumière revue par Quentin Tarantino et les invités du Festival

Cet après-midi, Quentin Tarantino commémorait à sa façon l’invention du cinématographe. Il réalisait un remake du premier film, La sortie de l’usine Lumière  avec, en guise de figurants, les invités de cette cinquième édition du Festival.

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Elsa Zylberstein aux côtés de Quentin Tarantino ce samedi après-midi

Bien avant quinze heures, la cour de l’Institut ainsi que la rue adjacente était bondées. De l’immeuble donnant sur l’ancien hangar devenu aujourd’hui le cœur du site, la scène devait être impressionnante. Plusieurs centaines de personnes dont des familles, des photographes  et des journalistes, jouaient des coudes pour apercevoir le mieux possible Tarantino et les invités du Festival. On monte aux arbres ou sur les murets, on s’agglutine derrière les barrières de sécurité, on piétine les parterres de rosiers… il n’y a plus de règles, chacun veut les voir. La terrasse et la boutique du Village sont désertées, seules quelques personnes résignées à l’idée de s’approcher y sont assises.

Soudain, le réalisateur américain primé hier soir, sort. Le casting de son remake est conséquent : Uma Thurman, Tim Roth, Christophe Lambert, Harvey Kitel, Clovis Cornillac, Emmanuelle Devos, Elsa Zylberstein, Virginie Effira, Tahar Rahim, Tony Gatlif, André Dussolier, etc. Les plus jeunes spectateurs ne les reconnaissent pas tous mais semblent émerveillés. On s’égosille à tenter de les interpeller. A chacune de leur apparition, un brouhaha puis une clameur s’empare de la foule. Un ado collé au grille confesse à son ami : « elle est pas terrible ma photo de Thomas Ngijol mais je vais la publier sur Facebook ! ».

Tournée en 1895, La sortie de l’usine Lumière ne dure que quarante-cinq secondes. La troisième version, la plus connue, montre les ouvriers endimanchés, sortant du hangar. A l’occasion de son centenaire, un premier remake avait déjà été tourné. Nul ne doute que celui de Tarantino sera de qualité. Il n’a d’ailleurs pas oublié de mettre à l’écran, comme ce fut le cas en 1895, un chien et un homme à vélo (Thierry Frémaux) parmi les « ouvriers » du jour. Ceux-ci se plient volontiers au jeu avec bonne humeur et décontraction. On sort de l’Institut en marchant ou en courant, on y retourne en marche arrière, bras dessus, bras dessous, on rigole. Entre deux séquences, Tim Roth nous montre ses talents de vapoteur. Après plus d’une heure de tournage, les participants rentrent dans l’Institut où les y attend une coupe de champagne. Il faut faire le tour du bâtiment, escalader une grillage pour les voir. Par petits groupes, ils se rejoignent dehors. On fume, on boit, on discute de chose et d’autre. Soudain, les premiers, dont Claude Brasseur fait partie, montent à bord des voitures de l’organisation et quittent le lieu du tournage. Peu à peu, la liste des personnalités encore présentes s’amenuise.

La foule, elle, ne se disperse pas. Elle veut des photos et des autographes. Si elle n’a pas pu tous les apercevoir, elle repartira en ayant conscience d’avoir assisté à un grand moment de cinéma.

Guillaume Pivert (Crédit Photo : Maude Jonvaux)

Galerie photo ici !

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