Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Une semaine avec Bergman # 6 – La Prison

J’aurais tellement voulu être en accord avec ce que disait Nicolas Saada lors de la présentation du film. Si je n’ai pas « peur » de Bergman (pour reprendre ses termes), j’ai du mal à partager son univers ce qui m’empêche, je crois, d’apprécier pleinement ses films.

La Prison (film de 1949) vient se succéder aux autres de ses films que j’ai vu pendant ce festival et m’ont tous (mais pas dans les mêmes proportions), laissé dubitatif.

Commençons par l’histoire (attention, spoilers) : Martin, jeune cinéaste, reçoit la visite de son ancien professeur de mathématiques M. Paul, tout juste sorti de l’asile. Ce dernier lui suggère de faire un film sur l’enfer. Peu emballé, Martin y est encouragé par Thomas, son ami journaliste. Il a en effet, lors d’un reportage, rencontré Birgitta-Carolina, une jeune fille qui se prostitue (poussée par son fiancé-souteneur Peter). Thomas pense qu’elle pourrait être le point de départ dudit film.

Le film va alors se concentrer sur la jeune fille. Après avoir accouché, Peter et la sœur de Brigitta-Carolina, lui retire l’enfant contre son grès et le tue (sous prétexte que cela serait mauvais pour leurs affaires, et que leur couple n’est pas encore prêt). S’en suit une lente descente aux enfers pour Brigitta-Carolina.

Thomas, de son côté, a des problèmes de cœur. Les deux personnages vont alors se rapprocher et finir par s’aimer. Mais finalement, sous le chantage de Peter, Brigitta-Carolina fini par quitter Thomas pour rejoindre son ancien compagnon.

Thomas et Brigitta-Carolina découvrant un vieux cinématographe

Thomas et Brigitta-Carolina découvrant un vieux cinématographe

Après de nouveau ennuis, au plus profond de son désespoir, Brigitta-Carolina, se suicide. Thomas, quant à lui, semble se réconcilier avec sa compagne initiale.

J’aime assez l’idée du film (énoncée par M. Paul) comme quoi l’Enfer serait finalement ce que nous vivons sur Terre. L’histoire le montre assez bien avec ce qui arrive à Brigitta-Carolina. La dimension fantastique du film est appréciable et, comme les références religieuses, est un aspect qui ne lâchera plus le cinéma de Bergman.

Ce qui est aussi notable c’est, là encore une récurrence, la beauté des images, des cardes. J’ai également beaucoup aimé le film dans le film, avec un passage où Thomas et Brigitta-Carolina visionnent un court métrage muet. Très drôle, cette mise en abîmeoffre une parenthèse rafraîchissante.

Et je dis bien « rafraîchissante » car ces qualités relevées ce long-métrage reste, malgré tout, assez peu captivant. L’enchaînement des plans (et donc la construction du récit) est assez pauvre, et j’ai beaucoup de mal à m’intéresser aux personnages, à leur problème, leur histoire. Gênant pour un film qui se concentre essentiellement sur les malheurs de son personnage principal.

La Prison aura donc plutôt confirmé, malheureusement, mes avis sur les films de Bergman qui, pour le moment, m’ont plus ou moins laissés indifférents.

Mais je retenterai ma chance, demain, avec Le 7ème sceau !

Affaire à suivre !

Victor Vaissade

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Cette entrée a été publiée le octobre 18, 2013 par dans My Festival, Unchained, et est taguée , , , , , .
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