Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Souvenir de Christine Pascal – Le petit prince a dit

Image

Violette et son père en road-trip

Christine Pascal nous offre ici une histoire de la vie telle qu’elle est, belle et parfois triste.

Violette, une petite fille un peu rondelette voit ses parents divorcer. Tiraillée entre les visites chez un papa très exigeant (interprété par Richard Berry) et une maman comédienne un peu fantasque (interprétée par Anémone), la petite violette souffre fréquemment de violents maux de têtes.  Face aux douleurs et aux nausées de leur fille, ses parents décident tout deux d’approfondir les examens médicaux. Frappé par l’annonce de la maladie de Violette, une tumeur au cerveau à un stade avancé, le père de la petite fille s’enfuit avec elle pour partager pleinement de précieux instants. Traversant les Alpes pour rejoindre Milan où Mélanie, son ex-femme, répète une pièce de théâtre, le papa et la fille renforce leurs liens dans un road-trip admirable à travers les montagnes.

Image

Christine Pascal est une réalisatrice, actrice et scénariste française née à Lyon en 1953. À 20 ans, Christine Pascal est étudiante en lettres à Lyon et a étudié au conservatoire d’art dramatique. Elle est vite remarquée par Bertrand Tavernier qui la fait jouer dans L’Horloger de Saint-Paul en 1973. Elle tournera cinq films avec lui dont Que la fête commence (1974) et Des enfants gâtés (1977). Son premier grand rôle est dans Les Guichets du Louvre (1974) de Michel Mitrani. En colocation avec Isabelle Adjani et Isabelle Huppert, elles forment un trio de comédiennes sans pareil. En 1978, elle est assistante de production du producteur suisse Robert Boner, sur le tournage du film Les Petites Fugues. Elle l’épouse en 1982, et acquiert la nationalité suisse.

En 1979, elle se lance dans la réalisation de son premier film, Félicité, dont elle écrit le scénario. Très autobiographique, Christine Pascal y interprète le rôle principal. Dans ses films suivants, elle ne sera plus que réalisatrice et scénariste. En 1992, Christine Pascal signe Le Petit Prince a dit, salué par la critique. Le film obtient le prix Louis-Delluc. Christine Pascal est également nommée au César du meilleur réalisateur, devenant ainsi la troisième femme à obtenir cette citation dans l’histoire du prix. Alors qu’elle est en soins psychiatriques dans une clinique de Garches, durant l’été 1996, elle saute par une fenêtre et se tue.

Toute en sensibilité, cette réalisatrice de talent laisse en cadeau d’adieu Le Petit Prince a dit. Cet air enfantin dans la tête, on se souviendra chaque jour de la semaine que la vie est aussi belle que fragile.

Séance samedi à 20h30 au CinéDuchère.

Maude Jonvaux

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le octobre 18, 2013 par dans My Festival, Unchained, et est taguée , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :