Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Les Films Lumière à la sauce 2013 (ou pas) – Melodie en sous-sol

Des malfrats, un casse et une piscine. Résumé rapidement, c’est ça Mélodie en sous-sol. Sans oublier des dialogues d’Audiard.

Monsieur Charles vient de passer cinq ans au trou, à cause d’une trotteuse mal réglée. L’horlogerie suisse, c’est plus ce que c’était. Comme il dit, « une minute d’écart veut pas dire forcément soixante secondes. Ça peut se transformer en années de placard ». En cabane, il s’est dit qu’avant la retraite, un dernier coup, un gros, ça serait l’idéal. C’est un type simple, l’avenir il le voit à Canberra « bourré de pognon et inconnu, c’est-à-dire honorable ».

4_gapshPour ça, il a besoin de bras. Pas de videur de boîte ou d’haltérophile qui se caresse avec du talc, mais de quoi déboulonner les serrures et se faufiler dans les conduits d’aération. Il recrute son ancien ramasseur de savon au mitard, Francis, un beau p’tit gars au regard vif. Il la ramène souvent quand il faut pas mais y’a pas à dire, il se donne le demi-sel. Mais un braquo, ça se prépare à l’avance. L’idée c’est pas de se pointer au Casino de Cannes comme des fleurs en demandant l’avoine en espérant qu’on va le donner poliment en plus.  M’sieur Charles envoie alors Francis reconnaître le terrain. Bon, il passe beaucoup de temps à visiter ces dames mais il crache pas sur le turbin quand faut le faire. Quand le patron descend sur la côte, on sent que l’ambiance va être nettement moins détendue. Faut dire que le vieux est pas venu pour ronflaguer et se faire servir des orangeades au bord de l’eau. Il y tient à son oseille. Surtout, il sait qu’il va pas falloir se planter le jour J parce que la grande volière est pas loin.

Alors le coup se fera rapidos, sans casser de frimousses. On entre dans le sas un soir de gala, on prend ce qu’il y a à prendre et on décolle. Comme il a la tête dans le hangar, M’sieur Charles préfère ne pas trop se donner. Il viendra juste mettre les billets dans les sacs après que Francis soit passé dans les conduits pour rejoindre l’ascenseur qui mène au coffre.

Jusqu’ici tout se déroule comme prévu. C’est le lendemain du casse que les deux vont avoir de l’embêtement. Pour le coup on sait plus si c’est Francis ou Delon qui a commis un impair. M’sieur Charles voit le gamin en Une du canard du coin, sur une photo de la soirée. Il a pu résister quand il a vu la bobine du photographe se balader entre les tables, il a fallu qu’il mette sa trogne devant l’objectif. L’ancien lui demande alors d’aller chercher les sacs. Il se dit que si les flics attrapent Francis, la paperasse lui passera sous le nez. Rendez-vous est pris au bar de la piscine près du Casino. Mais y’a un moment où on se dit que le sort s’acharne. Francis a les sacs en main, M’sieur Charles l’attend avec un café. Un seul problème, les bleus sont là aussi. Coincé, Francis ne sait plus quoi faire. Il s’assoit près de l’eau avec ses sacs alors que les autres interrogent tout le monde. Sentant qu’il  va pas pouvoir aller remettre ses bagages au taulier, il prend une initiative… On peut être beau mais aussi un cave.

Pour connaître la fin, il faudra aller voir le film à Bellecour demain à 16h15 ou à Vaise, dimanche à 14h15. Réglez bien votre trotteuse, vous savez maintenant ce que ça peut coûter.

Guillaume Pivert

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Cette entrée a été publiée le octobre 18, 2013 par dans J'ai rien compris au film, PULP, et est taguée , , , , .
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