Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Entretien avec Christian Carion : l’éclairage d’un pilier du Festival Lumière

Au cours de cette cinquième édition du festival, « l’effet Tarantino » est certain. S’il y a plus de public cette année, il y a aussi de plus en plus de stars qui se joignent à cette fête du cinéma. On les croise régulièrement lors des présentations de séance mais également lors du village de nuit. Mais certains n’ont pas attendu cette année pour y trainer leurs guêtres. Christian Carion est de ceux là.
Très accessible, le réalisateur de Joyeux Noël et de L’affaire Farewell notamment, nous a accordé quelques minutes d’entretien.

copyright Institut Lumière - Loïc Benoit

Christian Carion présente Bienvenue Mister Chance de Hal Hashby, aux côtés de Pascal Elbé (copyright Institut Lumière – Loïc Benoit)

 

Pulp My Festival : Vous êtes un des piliers du festival, vous êtes venu à quasiment toutes les éditions n’est ce pas ?
Christian Carion : Quatre sur cinq oui, j’ai loupé la première avec Clint Eastwood malheureusement ! J’étais en train de tourner à ce moment là.

Outre le fait que vous soyez lyonnais, qu’est ce qui vous plait tant dans ce festival où vous revenez chaque année ?
D’abord, c’est vrai que je joue à domicile (rires). Mais j’adore ce festival car il n’y a pas de compétition. C’est une fête. La fête DES cinémas. On peut voir de tout ici et ça c’est très plaisant. Par exemple je présente Django Unchained de Tarantino et on peut aussi admirer Les fraises sauvages de Bergman, deux genres totalement différents.

Trouvez-vous cette édition particulière par rapport aux autres? Du fait de la présence de Tarantino par exemple ?
Il y a un effet Tarantino indéniable, c’est clair. Mais au delà de ça, je crois surtout que le festival est en train de capitaliser sur les éditions précédentes. Maintenant, j’ai des potes qui bloquent des vacances au moment du festival. Il y a une grosse effervescence.

Pour parler de choses plus anecdotiques, mais qui donnent aussi cet esprit si particulier à ce festival, j’ai entendu parler d’une équipe de foot de réalisateurs qui jouerait contre l’OL chaque année. C’est une légende ou ça existe vraiment ?
Oui oui, c’est vrai. C’est Thierry Frémaux qui organise ça. J’y ai participé l’an dernier et je me suis fait un claquage au bout de 5 minutes (rires) donc cette année je vais éviter !
Mais il y a d’autres choses dans le genre. Thierry organise pour la deuxième année un mâchon. A la base c’est une tradition gastronomique lyonnaise. C’est cet énorme repas que mangeaient les canuts à 8h du matin après avoir travaillé depuis 5h. Vous avez de la cochonnaille, du beaujolais. On va en faire un demain matin du coup, sauf que nous on aura pas travaillés comme des bêtes avant…

Et est-ce que vous présentez des films cette année?
Oui, j’ai déjà présenté Bienvenue Mister Chance de Hal Hashby hier : un de mes films culte !  Je présenterai Le président vendredi puis Mélodie en sous-sol samedi. C’est vraiment des moments sympa, j’adore ce principe de faire partager à d’autres ce qu’on a découvert nous un jour.

Propos recueillis le 16/10 par Antoine Guerre

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Cette entrée a été publiée le octobre 18, 2013 par dans My Festival, Personnalités, et est taguée , , , , , .
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