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Le festival Lumière, avec la pulpe

Zoom sur Les Toiles Enchantées

L’association Les Toiles Enchantées a projeté mercredi Belle et Sébastien de Nicolas Vanier en avant-première à l’Hôpital Femme Mère Enfant de Bron, dans le cadre du festival Lumière. Zoom sur ces passionnés qui font venir le cinéma aux enfants malades.

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Dans l’amphithéâtre de l’hôpital, Richard et Sandrine s’activent pour transformer le lieu en salle de cinéma.

Le projet est né en 1995. Suite au succès d’un Indien dans la ville, Gisèle Tsobanian décide d’organiser trois projections dans des hôpitaux parisiens pour permettre aux enfants malades d’en profiter. Lors d’une projection, une infirmière demande à ce que la séance démarre : un enfant ne se sent pas bien mais il aimerait quand même voir le début du film. Finalement, il est resté toute la séance, oubliant sa maladie. « C’est le côté magique du cinéma, pendant qu’ils voient un film ils ne sont plus malades, ils sont comme tous les gamins », précise Richard.

Créé en 1997, les Toiles Enchantées compte deux équipes de deux projectionnistes qui tournent dans toute la France, soit en tout 5 projectionnistes dont un à mi-temps, et trois personnes qui gèrent le siège de l’association à Paris. Dirigée par Gisèle Tsobanian et présidée par Alain Chabat, c’est la seule association du genre à être dans une démarche officielle. Des copies des films leurs sont prêtées par les distributeurs sans contre partie financière grâce à une dérogation spéciale. Ce cinéma itinérant de films à l’affiche a projeté cette année 346 œuvres dans 125 établissements, quasiment un par jour. Leur but est de passer de deux à trois fois par an dans les hôpitaux avec lesquels ils travaillent, selon leur localisation.

Leur public ? Les enfants des centres médicaux-éducatif, des hôpitaux, des centres d’éducation motrice ou pour handicapés mentaux… Bref tous les endroits où les enfants n’ont pas la possibilité d’aller au cinéma. Une seule  contrainte : la salle doit être accessible pour y acheminer le matériel. Côté finance, les hôpitaux ne payent rien, l’association fonctionne grâce à des partenariats et des subventions. Le principe est simple : le directeur de l’association propose aux établissements des films à l’affiche et ces derniers choisissent. « Au début il a fallut démarcher les hôpitaux, la première année on a fait une soixantaine de projections, maintenant c’est le contraire », se souvient Richard. Les Toiles Enchantées est associée à plusieurs festivals comme celui du film de comédie dans l’Alpe d’Huez, ou celui du film d’animation à Annecy. « Cela permet de se faire connaître, de faire partie du monde du cinéma, mais aussi d’apporter le monde du cinéma aux enfants. »

Marion Riegert

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Cette entrée a été publiée le octobre 17, 2013 par dans Backstage, PULP, et est taguée , .
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