Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Une après-midi au Village

Lieu de rencontre, le Village Lumière résume à lui seul le Festival. Tout en côtoyant des personnalités, on y flâne assis à la terrasse ou sur des transats Télérama, on y écoute des émissions de radios, ou on garnit son panier de DVD et autres souvenirs.  P1010248

En forçant un peu le trait, on pourrait parler d’utopie. Adossé à un arbre, un jeune accrédité semble chercher l’inspiration pour son papier. Il mordille son crayon et jette un coup d’œil à droite, puis à gauche. Elle ne vient pas mais qu’importe, il sourit. Plus loin, par l’odeur alléchée, un petit groupe se dirige vers The Rolling Cantine qui lui servira de délicieux burgers. Même si l’attente est longue, personne n’y porte réellement attention. A ses côtés, des lycéens attendent avec leur professeur. A un membre de l’organisation qui les accueille, il jure que ses élèves, très intéressés, resteront tranquilles pendant la visite. Merveilleux. Au même moment, une projection s’annonce. Une foule variée attend patiemment que l’on ouvre les portes de la salle. Les heures passant, le nombre de badauds grossit à vue d’œil. La terrasse, clairsemée jusqu’alors, se remplit. A la sortie des écoles, l’Institut sert de passage pour les mamans et leurs bambins. On s’y arrête sur un banc, on prend son goûter puis on va jouer avec les autres. Quelques-uns montent dans un arbre puis en sautent. Sans le savoir, une carrière de cascadeurs les attend peut-être. Ils déambulent entre les passants et lorsqu’une équipe de Ciné Plus leur demande de s’écarter du champ de la caméra, ils obéissent. D’autres, assis sur des marches, posent pour un photographe. Une petite blonde méticuleuse refait rapidement sa natte avant que le cliché soit pris. De l’autre côté de la rue, le bâtiment accueillant le marché du Film Classique est étonnement déserté. Il n’y a que des accrédités qui discutent entre eux, tranquillement. Un visiteur finit par se présenter, fait rapidement le tour des lieux puis repart.

Au Village, on découvre ou on redécouvre des films dans les rayons de la boutique. Un couple de personnes âgées a l’air de se remémorer des souvenirs en se saisissant d’un DVD. Puis, leur conversation se tourne vers un écran qui diffuse des extraits de films. Après quelques minutes, la femme repose le DVD et tous deux se dirigent vers Radio Lumière. Depuis une trentaine de minutes, on annonce la venue au micro de Max Von Sydow. Une dernière publicité et cette fois c’est sûr, il se présentera aux curieux. Un attroupement se forme alors. Accrédités et visiteurs sortent leur objectif. Flegmatique, le vieil homme franchit la porte puis se dirige vers le plateau. Il est déjà dix-neuf heures. Dehors, beaucoup sont partis. Le jour, quant à lui, laisse peu à peu place à la nuit. Le personnel nettoie les tables en terrasse, en rangent quelques-unes. Le jeune accrédité adossé à un arbre a lui aussi disparu.

A la différence du Village, L’Institut se remplit. Bientôt, Tim Roth présentera  The War Zone. Demain, tout recommencera. Visiteurs, accrédités et invités se rencontreront toute la journée. C’est sans doute là la clé du succès de ce Festival.

Guillaume Pivert

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Cette entrée a été publiée le octobre 17, 2013 par dans Backstage, My Festival, et est taguée , , , , , .
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