Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Retour vers le cinéma

muséeObjets étranges, caméras, appareils photographiques datant d’un autre siècle. L’Institut Lumière renferme des trésors à condition de sortir de l’ambiance du Village pour passer ses lourdes portes de bois et opérer un retour dans le passé.

Le rez-de-chaussée entraîne le visiteur dans les pas des frères Lumière : de la passion d’Antoine Lumière pour la peinture et la photographie transmise à ces fils, aux influences impressionnistes de ces génies du cinéma.

Le musée ramène le promeneur aux origines du cinéma. 1883 : l’usine Lumière est fondée par Antoine Lumière et ses deux fils, Louis et Auguste. Elle compte en 1895 plus de 260 ouvriers sur une surface de 6000m2 avec un chiffre d’affaire de 3 millions d’euros.

Au mur, des films défilent côte à côte, vestiges d’une époque révolue : comme le célèbre Arrivée d’un train à La Ciotat, datée de 1897 ou La partie d’Ecarté de 1896, filmés toutes deux par Louis Lumière.

Plus loin, dans un coin, une « Lanterne magique » du XVIIIe siècle attend d‘être activée. Au centre, une machine à coudre trône : son fonctionnement a inspiré Louis Lumière pour la conception du mécanisme d’avance intermittente de la pellicule du cinématographe.

D’autres trésors attendent le visiteur comme le fusil photographique de Marey datant de 1882 qui permettait d’enregistrer 12 images en une seconde sur le pourtour d’un disque émulsionné. Ou encore le Cinématographe qui projeta les 10 films de la première séance publique payante du cinéma, le 28 décembre 1895 à Paris.

Des objets aux noms plus imprononçables les uns que les autres permettent de retracer l’évolution du cinéma. Il y a le Phénakistiscope de 1832, ancêtre du Cinématographe, premier à réaliser la synthèse d’un mouvement complexe. En 1834 ce dernier est transformé en Zootrope (roue de la vie) par un mathématicien anglais, William Georges Horner.

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Dans une autre salle, le Photorama, créé par Louis Lumière et breveté en 1900, permet la reproduction complète d’un tour d’horizon à 360 degrés. C’est le premier procédé panoramique du genre. Un couloir sombre, laisse ensuite apparaître une photographie en relief de 1920 éclairant le mur de sa lumière blafarde : il s’agit de photostéréosynthèse. Puis place aux photographies et aux appareils photo en tous genres à l’image du Kodak de Georges Eastman daté de 1888.

La visite se poursuit au premier étage dans l’intimité de la famille Lumière où une frise chronologique retrace leur vie. La chambre d’Antoine Lumière se fait le témoin de cette époque faste. Une série de petits films projetés dans une salle achèvent cette remontée dans le temps, il faut redescendre les escaliers, pousser les portes et se replonger dans l’ambiance du Village et du cinéma contemporain.

Marion Riegert

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Cette entrée a été publiée le octobre 17, 2013 par dans Backstage, PULP, et est taguée , , .
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