Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Jeunesse droguée : présentation enflammée d’une rareté

L’Institut Lumière présentait hier soir une nouvelle séance de la « carte blanche » de Quentin Tarantino. Après nous avoir confié lundi soir toute l’importance qu’avait ce film à ses yeux, on l’attendait avec impatience. Et ne vous y trompez pas, le public, lui non plus, n’a pas été déçu. En plus d’un très bon film, le festival a surtout assisté à un grand show à l’américaine.

C’est Thierry Frémaux qui ouvre les hostilités. Il commence en demandant à la cantonade : « Qui a déjà vu ce film de Jack Arnold?« .
Personne ne lève la main, sauf un. Thierry Frémaux l’a reconnu : « Non, mais Bertrand Tavernier (président d’honneur de l’Institut Lumière), ça ne compte pas voyons !« .
Vous l’avez compris, c’est bien une rareté que Quentin Tarantino allait nous donner à voir ce soir. Une rareté pour laquelle il a d’ailleurs lui-même amené sa propre copie 35 millimètres. Cadeau !

Image

Quand Thierry Frémaux l’invite à descendre les marches pour le rejoindre, un tonnerre d’applaudissements accompagne sa démarche pleine d’entrain. Ca y est, le show est lancé.
Comme il l’avait déjà confié lundi soir à une des journalistes de Pulp My Festival, ce film a inspiré Tarantino dès son plus jeune âge.
« A douze ans, ça m’a complètement bouleversé » s’exclame-t-il. Il continue : « Je me souviens que c’est le film qui m’a vraiment fait comprendre l’importance des dialogues. Je suis connu pour mes personnages aux longs monologues, et bien c’est dans ce film que j’ai vu ce type de dialogues pour la première fois« . Et effectivement, le public ne sera pas déçu sur ce point. Toute l’insolence de la jeunesse américaine rebelle des années 50 semble transpirer de l’acteur principal, Russ Tamblyn, le beau gosse à la langue bien pendue.

« Je regardais la télé un samedi soir, vers minuit, et je suis tombé par hasard sur ce film. It blew my 12-year-old mind ! [ça a complètement emporté mon esprit de gamin de douze ans] ! », poursuit-il. « Et je suis tombé irrévocablement amoureux de l’actrice qui joue la prof, Jan Sterling. Elle n’a rien fait d’autre que ce film… mais c’était assez pour moi ! »

Quentin Tarantino s’enflamme. Après avoir vendu une autre actrice du film comme « la version cheap de la version cheap de Marylin Monroe« , il exprime son excitation quant à la première scène du film. Il se lance alors dans une véritable première partie de concert de rock en annonçant en criant : « L’incroyable scène de live rock’n’roll de… Jerry Lee Lewis !« .
Quand Thierry Frémaux tente une imitation-traduction de Tarantino, la salle explose de rire. 

Image

Quentin Tarantino dans la salle, au milieu des spectateurs

Quentin Tarantino va alors s’asseoir au beau milieu de la salle. Le cinéma est plongé dans le noir. Après dix secondes de battement, l’écran s’illumine. Tarantino continue son show en laissant échapper un grand « Ahhhh » d’impatience. Thierry Frémaux, assis à l’autre bout de la salle, lui répond : « Tu as vu, moi aussi j’ai eu peur que ça ne marche pas…« .
Le film démarre, enfin. En réalité le public est déjà dedans depuis longtemps.
Plus qu’un simple film, ces deux là ont fait découvrir au festival une rareté dans un grand moment de convivialité.

Antoine Guerre

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le octobre 17, 2013 par dans PULP, Séances, et est taguée , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :