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Le festival Lumière, avec la pulpe

Une Chambre en Ville: « C’est très émouvant une salle pleine pour ce film »

Une Chambre en Ville de Jacques Demy, c’est un opéra. Une histoire tragique et comique sur fond de grève ouvrière. Pour la première projection remasterisée de ce film réalisé en 1982, la salle était comble. Du monde venu pour le film, et surtout pour sa présentation par Richard Berry et Mathieu Demy, et surprise, ses camarades Dominique Sanda et Jean-François Stévenin.

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Mathieu Demy, Jean-François Stévenin, Dominque Sanda et Richard Berry à la présentation d’Une chambre en ville

Emotion, c’est le maître-mot de cette séance. Le premier à en faire état, c’est Mathieu Demy, le fils du réalisateur, qui, tout en embrassant la salle d’un regard souriant la félicite : « c’est très émouvant de voir une salle aussi pleine pour ce film ». Et de rappeler qu’à sa sortie, le film, salué par la critique avait été boudé par les spectateurs, la faute à L’As des As avec Belmondo (tiens tiens, l’histoire se répète, puisque L’As des As était projeté la veille au festival) qui sortait au même moment. Emotion aussi et surtout autour du film. Pour Dominique Sanda, il reste un souvenir fort : « j’ai profondément aimé et voulu ce film, il est à la fois tragique et comique. C’est ça la vie, n’est-ce pas ? C’est drôle et terrible ».

Pour Richard Berry et Jean-François Stévenin, ce sont les petites histoires marquantes du tournage qui ponctuent leurs souvenirs. Les costumes d’abord : « la plus grande difficulté a été avec Rosalie Varda (la costumière ndlr.), et ses T-shirts de couleurs qu’elle voulait me faire porter », se souvient Richard Berry. Des couleurs tellement rares qu’elle a dû les tricoter elle-même, faute de les trouver dans le commerce. Jean-François Stévenin quant à lui, évoque ses difficultés à jouer de manière synchrone sur le playback et la « grosse script en pull blanc qui était là pour cafter » quand il échouait.

Tous ces petits détails permettent de rendre le film encore plus vivant aux yeux du public. Comme la blessure de Jean-François Stévenin lors du tournage des scènes d’affrontement avec les CRS. Les figurants qui jouaient les forces de l’ordre se seraient trop pris au jeu, au point de faire écoper à l’acteur de six points de suture, visibles à l’image.

Après la projection du film, c’est en souriant que le public quitte la salle. Quelques fans de la première heure profitent de croiser Jean-François Stévenin au détour d’un couloir pour lui demander un autographe. Et chacun s’en va, la musique en tête.

Caroline Debray

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Cette entrée a été publiée le octobre 16, 2013 par dans My Festival, Séances, et est taguée , , , , , , , .
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