Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Quentin Tarantino est « gaga » du Voyou de Claude Lelouch

Les spectateurs présents à l’Institut Lumière ont assisté à une rencontre attendue mais pas conformiste mardi soir pour la projection du Voyou de Claude Lelouch. Une belle énergie, représentative de l’ambiance du Festival, a empli la salle.

Une présentation débordante de vitalité

Etonnant de sincérité, Quentin Tarantino descend les marches de la salle de cinéma avec entrain. Il rejoint Thierry Frémaux, président de l’Institut Lumière et ami, pour la présentation du film. Claude Lelouch et son œuvre y sont décrits par des envolées percutantes : « c’est un p*tain de travail de génie » ! « Quand j’ai regardé Le Voyou de Claude Lelouch pour la première fois, je me suis dit ‘ça ressemble vraiment à Pulp Fiction, vingt ans plus tôt’ et je n’en savais rien ! » avoue-t-il. Quentin Tarantino tenait à voir le film lors du Festival, et admet l’avoir dévoré plusieurs fois avec un théâtral « J’en étais juste gaga !».

Après l’humour vient l’honnêteté des sentiments quand il déclare « quel que soit le scénario de Claude Lelouch, c’est une lettre d’amour au cinéma, et moi, je fais de mon mieux pour suivre cette tradition ». Il fait donc un triomphe à Lelouch et à Charles Gérard, acteur récurrent des films du réalisateur français, qui le rejoignent dans la salle.

La présentation de la séance se continue à quatre voix, Thierry Frémaux, Quentin Tarantino, Charles Gérard et Claude Lelouch. Visiblement ému, ce dernier présente son œuvre. Certains de ses films ont déjà été programmés dans les éditions précédentes du Festival Lumière mais « l’effet Tarantino » a encore frappé : « Je pense que Quentin Tarantino et Thierry Frémaux sont les deux hommes qui aiment le plus le cinéma au monde ».

Une séance émouvante et récréative

Un petit jeu s’instaure entre les personnes présentes à l’initiative de Quentin Tarantino. Comme l’opportunité de faire une bêtise avec le cinéphile est alléchante, tout le monde s’y prête de bon cœur. Et c’est plus d’une dizaine de fois que l’on entend crier : « MERCI SIMCA » à l’unisson dans la grande salle de l’Institut.

À l’écran, Jean-Louis Trintignant est remarquable mais dans la salle, c’est Quentin Tarantino qui donne le La. Riant aux éclats, un deuxième jeu s’instaure. C’est à celui qui arrive à déterminer quand va rire le scénariste. On guette sa voix comme la cloche qui sonne le dîner. Et pendant cette projection, nous avons bien ripaillé ! Les répliques cocasses, la chanson du petit bateau, les grimaces de Charles Gérard et les dialogues ont fait de cette séance un festin !
L’exaltation était donc au rendez-vous. En se prenant plusieurs fois dans les bras l’un de l’autre, avant et après la projection, le public sent que ces deux là ont beaucoup à partager. Un moment de partage entre les deux cinéastes dont nous aurions bien pris un peu de rab !

À peine la séance terminée, la faim les a emporté bien vite, loin de l’Institut, sans dire un mot. Mais à Lyon, cité de la gastronomie, ce serait criminel de leur en tenir rigueur !

Sarah Cestau

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