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Claude Lelouch explique l’« Itinéraire d’un enfant gâté »

Richard Anconina et Claude Lelouch présente la séance d'"Itinéraire d'un enfant gâté"

Richard Anconina et Claude Lelouch présentent la séance d' »Itinéraire d’un enfant gâté »

Quentin Tarantino a choisi un film du réalisateur français dans sa sélection présentée au festival, Kubrick classe parmi ses films préférés son long métrage « La Bonne Année »… le frenchy plaît aux américains. En France la consécration, il l’obtint en 1966 quand il remporta la palme d’or du festival de Cannes pour « Un homme et une femme », œuvre culte du cinéma français. Le réalisateur, producteur et scénariste, voue un amour sans limite au 7e art qui le lui rend bien. Mis à l’honneur par Tarantino il rend lui-même hommage à un acteur qu’il connait bien, Jean-Paul Belmondo. Aux côtés de Richard Anconina il présentait mardi soir au Pathé Bellecour, l’«Itinéraire d’un enfant gâté ». L’acteur et le réalisateur du film se sont retrouvés pour l’expliquer en quelques mots.

 « Je fais des films d’humeur c’est pour ça qu’on aime mon cinéma ou qu’on le déteste » explique Claude Lelouch. Le ressenti, le vécu, les émotions voilà d’où lui vient son inspiration. Dans ce film particulièrement il place au cœur de l’intrigue la famille, « celle qu’on a biologiquement et celle qu’on se choisit ». Lelouch évoque ses sept enfants et tous ses « enfants » qu’il a croisé sur les nombreux tournages de sa carrière. « Moi je n’ai pas d’enfants mais j’adore ce film » confie Richard Anconina. L’acteur aux deux oscars, star de « La Vérité si je mens » remercie le réalisateur qui aimerait « le voir plus souvent au cinéma ». Tous les deux saluent le talent de Belmondo récompensé par un Oscar en 1989 pour sa prestation dans l’œuvre de Lelouch.

 Difficile de parler de Bebel quand on a vingt ans et pourtant, Lelouch et sa baguette magique savent le faire traverser le temps. Le film presque trentenaire est d’une actualité poignante. L’exil de Sam Lion, les liens familiaux complexes, la réussite professionnelle et la faillite… le spectateur dérive au gré du destin d’un orphelin qui consacre sa vie à son fils Jean-philippe et à sa fille Victoria incarnée par Marie-Sophie L. sublime et sublimée par la caméra de Lelouch. Son cinéma surprend une génération habituée au rythme soutenu des superproductions américaines. Le calme, le silence, les détails des visages, les cadres originaux du réalisateur et la musique parfois douce parfois gênante, trop forte, intrusive mais toujours enivrante; la magie opère.  L’exception culturelle, le patrimoine culturel français, le cinéma d’auteur : les notions prennent tout leur sens dans cette projection. Belmondo, l’idole de nos pères séduit, grâce à Lelouch, la jeune génération et son succès lui n’a pas pris une ride.

Victoria Lopes

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