Pulp My Festival

Le festival Lumière, avec la pulpe

Valérie Donzelli, malicieuse et talentueuse

Reconnue pour ses films et son rouge à lèvre carmin, Valérie aime le cinéma. Ses films, légers ou désenchantés, étonnent en peignant un réalisme sans pathétique.

 donzelli

Elle a suivi des études d’architecture. Elle a brusquement arrêté. Elle a commencé les cours au conservatoire du 10ème arrondissement de Paris. Elle virevolte entre deux vies pour répondre à cette soif de jouer la comédie. Pressentie pour des films d’auteur comme Martha … Martha (2001), elle s’épanouit désormais dans la réalisation. Epaulée par Jeremie Elkaim, son compagnon, elle réalise en 2009 La reine de pommes, un premier film entrainant et décalé où l’on navigue de Charles Trenet à Lio.

S’ensuit le fulgurant La guerre est déclarée, un de ces films beaux et triste à la fois, qui donnent du courage sans cacher la souffrance. Il s’inspire d’une histoire vraie, celle de son couple. Une histoire d’amour, jeune, inébranlable dont la consécration aurait dû être la naissance de leur enfant. Mais au bonheur de l’instant succéde la peur, puis la colère : le nouveau-né est atteint d’un cancer. C’est l’histoire d’une guerre, sans misérabilisme ni sentimentalisme, une guerre où chacun tente de trouver sa place sans jamais se fixer. Rester immobile, c’est abandonner le combat, et Valérie Donzelli s’y refuse.

Alors elle continue d’avancer et de tourner. En 2012, Main dans la main sort dans les salles obscures. Valérie y met en scène le père de ses enfants, Jeremie Elkaim, dans un rôle de miroitier provincial tombant éperdument amoureux d’une professeure de danse à l’opéra de Paris, jouée par Valérie Lemercier. Une poésie en images.

Après la poésie, la réalisatrice se lance dans le théâtre. Arte lui propose un nouveau challenge : la réalisation d’un film reprenant des pièces jouées à la Comédie Française. Avide de nouvelles expériences, elle se lance dans l’aventure. Que d’amour ! est sa reprise du Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux.

En janvier prochain, elle sera de l’autre côté de la caméra pour Lionel Baier dans le film Les Grandes ondes. Elle jouera la féministe d’une équipe de radio-reporters suisses pendant la Révolution des œillets d’avril 1974, au Portugal. C’est une occasion de revenir vers le jeu d’actrice. Une occasion aussi de nous montrer que devant ou derrière la caméra, Valérie frappe la cible en plein cœur.

Sarah Cestau

 

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